Newsletter du mois

 

Prière de Saint François d’Assise

 » Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Livre du mois : Le livre le la Méditation et de la Vie. Krishnamurti

Jiddu Krishnamurti (1895-1986) naquit en Inde et fut pris en charge à l’âge de treize ans par la Société théosophique, qui voyait en lui « l’Instructeur du monde » dont elle avait proclamé la venue. Très vite Krishnamurti apparut comme un penseur de grande envergure, intransigeant et inclassable, dont les causeries et les écrits ne relevaient d’aucune religion spécifique, n’appartenaient ni à l’Orient ni à l’Occident, mais s’adressaient au monde entier. Répudiant avec fermeté cette image messianique, il prononça à grand fracas en 1929 la dissolution de la vaste organisation nantie qui s’était constituée autour de sa personne ; il déclara alors que la vérité était « un pays sans chemin », dont l’accès ne passait par aucune religion, aucune philosophie ni aucune secte établie.

Tout le reste de sa vie, Krishnamurti rejeta obstinément le statut de gourou que certains voulaient lui faire endosser. Il ne cessa d’attirer un large public dans le monde entier, mais sans revendiquer la moindre autorité ni accepter aucun disciple, s’adressant toujours à ses auditeurs de personne à personne. A la base de son enseignement était la conviction que les mutations fondamentales de la société ne peuvent aboutir qu’au prix d’une transformation de la conscience individuelle.

Ce livre est un recueil de pensées et « discours » sur plusieurs années.

Extraits :

Écouter en l’absence de toute pensée
Je ne sais si vous avez jamais écouté un oiseau. Pour écouter, il faut que l’esprit garde le
silence – pas un silence mystique, simplement le silence. Je vous parle: pour m’écouter
vous devez être calme, tranquille – et non avoir l’esprit bourdonnant d’idées de toutes
sortes. Lorsque vous regardez une fleur, que ce soit sans la nommer, sans la classifier,
sans dire qu’elle appartient à telle ou telle espèce ; si c’est ce que vous faites, alors vous
ne regardez plus la fleur. C’est pourquoi je dis qu’écouter est l’une des choses les plus
difficiles – écouter le communiste, le socialiste, le député, le capitaliste, n’importe qui,
votre femme, vos enfants, votre voisin, le contrôleur du bus ou l’oiseau –, simplement
écouter. Ce n’est que lorsque vous écoutez en l’absence de toute idée, de toute pensée,
que vous êtes en contact direct: alors, vous comprendrez si ce que dit l’orateur est vrai ou
faux ; toute discussion sera désormais pour vous inutile.

Apprendre sans passé
La sagesse, c’est à chacun de nous qu’il appartient de la découvrir ; elle n’est pas le résultat du
savoir. Sagesse et savoir ne font pas bon ménage. La sagesse advient quand la connaissance de
soi est à maturité. Si l’on ne se connaît soi-même, l’ordre est impossible, il n’y a donc point de
vertu.
Apprendre à se connaître et accumuler un savoir sont deux choses différentes… Un esprit engagé dans l’acquisition du savoir n’apprend jamais: il engrange des informations, des expériences sous forme de savoir, et c’est sur ces bases accumulées qu’il vit des expériences, qu’il apprend – donc, en définitive, jamais il n’apprend réellement, il ne fait toujours que connaître, savoir, acquérir.
Apprendre, cela se passe toujours dans le vif du présent: ce savoir-là est sans passé. Dès que vous vous dites: « J’ai appris », vous avez basculé dans le champ du savoir, et sur la base de ce savoir vous pouvez accumuler, traduire, mais plus apprendre. Seul l’esprit qui ne cherche pas à acquérir, mais qui apprend toujours, peut comprendre dans sa globalité ce que nous appelons le « moi », l’ego. Je dois me connaître moi-même, connaître les structures, la nature, la signification de cette entité globale, mais cela m’est impossible si je suis encombré de savon-acquis, d’expérience passée, ou si mon esprit est conditionné – alors je n’apprends pas, je ne fais qu’interpréter, traduire, et regarder les choses d’un regard déjà voilé par le passé.

Toute relation est un miroir
La connaissance de soi ne dépend pas d’une quelconque formule. Peut-être cherchez-vous à vous connaître grâce à l’aide d’un psychologue ou d’un psychanalyste; mais cela n’a rien à voir avec la connaissance de soi. Celle-ci survient lorsque nous prenons conscience de nous-même dans la relation, révélatrice de ce que nous sommes, seconde après seconde. Toute relation est un miroir dans lequel nous nous voyons tels que nous sommes vraiment. Or nous sommes pour la plupart incapables de nous regarder en face tels que la relation nous révèle, parce que nous nous mettons immédiatement à condamner ou à justifier ce que nous constatons. Nous jugeons, nous évaluons, nous comparons, nous nions ou nous admettons, mais jamais nous n’observons vraiment ce qui est: apparemment, c’est ce qu’il y a de plus difficile pour la plupart des gens ; et pourtant c’est par là, et par là seulement, que passe le commencement de la connaissance de soi. Si l’on peut se voir tel qu’on est dans le miroir que nous tend toute relation, et qui nous renvoie une image fidèle, si l’on peut simplement plonger dans ce miroir un regard totalement attentif, et voir réellement ce qui est, en être conscient, mais sans condamnation, jugement ni évaluation – en agissant comme lorsqu’on est animé par un intérêt passionné –, alors on s’apercevra que l’esprit est capable de se libérer de tout conditionnement ; ce n’est qu’alors qu’il est libre de découvrir ce qui est au-delà du champ de la pensée.
En définitive, l’esprit, si érudit ou mesquin qu’il soit, est limité, conditionné, tant au niveau
conscient qu’inconscient, et toute extension de ce conditionnement reste toujours à l’intérieur des limites du champ de la pensée. La liberté, c’est donc tout autre chose.

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Un aborigène d’Australie nous parle de sa culture

Shree Anandamayi Ma

Une video montage avec des images assez rares de Ma Anandamayi où malgré la faible qualité des images toute la grâce et la présence naturelle du Divin en elle nous touche droit au coeur.